«Mes joueurs ont étés courageux…»

Le champion de Guinée a connu son unique défaite en Coupe de la confédération africaine de football, le mardi 20 octobre au stade Mohammed V de Casablanca face aux Egyptiens de Pyramids FC (2-0), un revers synonyme de fin de parcours.
Lamine NDIAYE, l’entraîneur principal du Horoya Athlétic Club est revenu sur cette douloureuse élimination en demi-finale de la Coupe de la CAF. Il a évoqué les conditions difficiles dans lesquelles son groupe a négocié ce rendez-vous, salué le courage de ses joueurs et adressé un message poignant aux supporters matamkas.

– Après de telles péripéties, on est forcément frustré…

«Oui, à la fin c’est beaucoup de frustration. Tant d’efforts fournis, à tous les niveaux, pour une telle issue… Le sort s’est acharné contre nous, mais je n’aime pas avoir de regrets. Normalement, quand tu tombes sur plus fort que toi, tu t’inclines, tu dis bravo et tu essayes de faire mieux la prochaine fois. Mais là, je n’ai pas eu ce sentiment, car on était vraiment diminués et je ne parle même pas des cas de COVID-19. Trouver 11 joueurs valides était déjà très problématique… »

– Vos joueurs ont montré beaucoup de courage

« L’équipe de départ comprenait 4 joueurs qui souffraient même en marchant… J’en profite pour les encourager et les féliciter. J’ai souffert comme eux, croyez-moi ils ont été courageux. J’ai senti en eux qu’ils voulaient mais ne pouvaient pas faire plus. Et c’est ça qui est frustrant. Mais au fond d’eux-mêmes, ils savent qu’à armes égales, ils pouvaient rivaliser comme il se doit avec cette équipe-là. Alors, être privé de défendre ses chances croyez-moi c’est un sentiment très désagréable. Maintenant on va se reposer, dans la tête surtout… »

– Votre message pour le futur ?

« A nos supporters, je veux dire que nous sommes désolés… Eux aussi, ils y croyaient comme nous. Malgré tous les handicaps, on a quand même essayé de rivaliser. Mais avec un tel handicap, c’était pas suffisant ce qu’on a produit. On va essayer de faire mieux la prochaine fois. On va observer un break, puisque la moitié de l’équipe est soit blessée, soit restée confinée à Casablanca. Pour l’instant on est tout simplement dans l’incapacité de jouer. On n’a pas les joueurs pour cal, d’une part, et d’autre part, quand tu sors d’un traumatisme comme celui-là, au terme de 13 à 14 mois de compétition, tu as besoin mentalement de te refaire. Revenir d’une telle aventure sans ses coéquipiers restés cloués au lit ne doit pas être facile…»

Source link